« Mon MBA à IFA Paris a été très bien organisé et avec les meilleurs professeurs possibles et imaginables du secteur ! »

Diplômée de l’école de mode IFA Paris avec un MBA Management de la Mode, l’Ukrainienne Anastasia Babko, établie à Paris, a été recrutée par Condé Nast comme assistante de mode au sein du bureau parisien de Vogue Russie, Tatler Russie et des magazines GQ. Un grand pas en avant. Interview.

Michel Temman : D’où venez-vous en Ukraine et pouvez-vous nous raconter votre parcours, votre voyage dans le monde de la mode ?

Anastasia Babko : Je suis originaire de Soumy, une petite ville du Nord-Est de l’Ukraine, où les opportunités sont plutôt rares. C’est là que j’ai obtenu mon premier diplôme en comptabilité et audit à l’Académie nationale ukrainienne des banques. Mais ce diplôme n’était à mes yeux pas suffisant. Je voulais en savoir plus sur l’économie mondiale et sur les tendances. J’ai commencé à chercher des possibilités d’emploi à l’étranger et tenter ma chance ailleurs. La Chine a attiré mon attention, car ce pays se développait si vite. De nombreux professionnels s’y rendaient pour y connaître de nouvelles expériences. Je m’y suis donc installée, d’abord à Shenzhen, puis, quelques années plus tard, à Shanghai. J’ai débuté comme manager dans une Anastasia Babko pour Vogue Russie (édition d'avril 2020)société de négoce et ai ensuite rejoint la société Oppo, qui produit des smartphones. Mais une fois de plus, c’était pour moi insuffisant. C’est alors que je me suis prise de passion pour un nouveau hobby : le lifestyle et la mode. Mon penchant pour la mode, je l’avais sans doute en moi naturellement, car plus jeune, j’étais influencée par les vidéo-clips des chanteurs et chanteuses et par ce que je découvrais dans les magazines de mode. Autour de moi, aussi, on m’a souvent complimenté pour mon apparence, on m’a souvent dit que ce goût pour la mode, je devrais peut-être en faire mon métier. J’ai pensé que ce serait en effet une idée formidable. J’étais motivée et prête à accorder du temps à cette nouvelle passion. Le problème, toutefois, est que je n’avais pas été formée à ça. J’étais incapable de différencier deux types de tissus. J’ai alors commencé à chercher une école de mode où je pourrais obtenir tout le bagage nécessaire sur l’industrie de la mode, où l’on m’apprendrait comment elle fonctionne.

M.T. : Comment dès lors avez-vous atterri à IFA Paris ? Et en quoi vos études au sein d’IFA Paris furent-elles déterminantes ? Votre MBA Management de la Mode a-t-il changé quelque chose en vous, voire votre vision du secteur ?

Anastasia Babko : Lorsque j’ai commencé à rechercher des écoles de mode, mes critères étaient simples : une période minimale d’études pour un maximum d’informations et de connaissances acquises ! Car j'avais déjà 26 ans et il n’était pas question pour moi de repasser encore trois ou quatre ans à étudier. Parallèlement à la recherche d’une école, j’ai rencontré un problème : tous les diplômes de type MBA nécessitent en théorie d’avoir déjà un bagage antécédent dans ce domaine – ce que je n’avais pas, car j’étais diplômée en économie. J’ai donc commencé à restreindre ma recherche aux écoles qui alliaient mode et business et où je serais susceptible d’être prise. En sélectionnant quelques écoles puis en discutant avec d’anciens élèves, mon choix pour IFA Paris s’est imposé. L’école correspondait parfaitement à tous mes critères offrant un programme de MBA en Management de la Mode. J’ai postulé à IFA Paris à Shanghai car je vivais alors toujours en Chine. Après avoir passé tous les examens d’entrée, j’ai été très heureuse d’être acceptée. Ma période shanghaienne terminée, j’ai poursuivi mes études en France, sur le campus parisien d’IFA Paris. Mon MBA était très bien organisé avec les meilleurs professeurs possibles et imaginables de l'industrie ! Ils apportaient tant de connaissances théoriques et pratiques précieuses. Tout ce que j’ai appris à IFA m’a beaucoup aidé et a formé ma vision des choses. J’ai finalement pu comprendre comment fonctionne l’industrie de la mode et quelle place je pouvais y prendre. Et de surcroît à Paris. Car quand je pensais à la mode, le premier nom qui me venait à l’esprit, c’était Paris. Je n’ai pas besoin d’en dire plus. On sait tout de ce lieu magnifique qui est le cœur de la mode !

Anastasia BabkoM.T. : Puisqu’on parle de Paris, vous étiez récemment, dans ce « cœur de la mode », l'assistante mode de pages éditoriales destinées à Vogue Russie et mettant en avant des marques comme Chanel, Chloé, Louis Vuitton ou Pandora. Qu'avez-vous appris de cette expérience ?

Anastasia Babko : En effet, je vis actuellement à Paris – entre quatre murs comme tout le monde. J’y travaille en tant qu’assistante mode au bureau de Condé Nast Russie à Paris, responsable des magazines Vogue, Tatler et GQ. Lors des shootings de tel nouveau numéro, à Paris, je suis souvent invitée à assister les stylistes. Jusqu’à présent, j’ai participé à deux shootings pour Vogue Russie, pour les numéros de mars et d’avril – dont un tournage avec la superbe model Natasha Poly –, ainsi que pour l’édition d’avril de Tatler Russia. J’adore tout ce processus, ce travail avec de grands professionnels de l’industrie, pour gérer, sélectionner les vêtements, voir à quel point cela peut transformer les gens, les lecteurs, les styles, toutes ces idées créatives. Le fait de créer une histoire et de pouvoir travailler avec les chefs-d’œuvre des stylistes me donne beaucoup d’énergie et d’inspiration.

M.T. : Comment vous imaginez-vous d’ici à quelques années ?

Anastasia Babko : Je m’imagine devenir une femme active, créative, et aussi une femme d’affaires, élégante et avec je l’espère une grande expérience dans le business de la mode, avec beaucoup de réunions et d’événements d’affaires à travers le monde ! Je parle six langues, ce qui me donne des opportunités. J’adorerais aussi collaborer avec des célébrités sur la création de leur image. Et m’investir dans des projets Anastasia Babko pour Vogue Russie (édition d'avril 2020)intéressants et significatifs.

M.T. : Soutenue par des marques telles que BMW ou Mary Kay et organisée deux fois par an, l’Ukraine Fashion Week, fondée en 1997, s’est développée rapidement et attire plus de 60 créateurs et créateurs de mode. La scène et l’industrie de la mode ukrainienne sont en effervescence. Ressentez-vous son dynamisme et comment le caractériseriez-vous ?

Anastasia Babko : En effet, j’observe les grands développements de ce secteur dans mon pays, la montée en puissance aussi de beaucoup de nouveaux talents. Des créateurs et des stylistes de mode absolument incroyables, dotés de beaucoup de talent, qui apportent beaucoup d’idées originales au monde de la mode. Je pense que les créateurs ukrainiens ont un avenir très prometteur en tant qu’acteurs dans l’industrie de la mode internationale, compte tenu de leur puissant potentiel créatif et de leur originalité. De nombreuses marques de mon pays, comme Bevza, Natasha Zinko, Ruslan Baginskiy, Ksenia Schnaider ou Litkovskaya par exemple – sont devenues très populaires en Ukraine mais aussi à l’étranger au cours des dernières années et peuvent être vues portées par des célébrités influentes. Des défilés de mode de certaines marques ukrainiennes ont d’ailleurs lieu à Paris et à New York. Cela montre que de plus en plus de gens s’intéressent à ces créateurs et rien que, c’est déjà une énorme réussite !

Pour plus d’informations sur le MBA Management de la Mode suivi par Anastasia : MBA Management de la Mode