Le CFO (directeur financier) de l’horloger suisse TAG Heuer, Michel Mousselon, était il y a quelques jours l’invité du campus de Shanghai d’IFA Paris. Il a livré aux étudiants en MBA Fashion Business et Luxury Brand Management les clés du succès d’un nom qui a accompagné depuis plus d’un siècle la légende du sport.

Michel Mousselon, CFO de Tag Heuer

Dès le début de son intervention devant les étudiants d’IFA Paris, Michel Mousselon, directeur financier de l’horloger Tag Heuer, a livré une clé essentielle aidant à mieux comprendre l’ADN de l’enseigne suisse : son histoire. TAG Heuer, c’est en effet une marque réputée, un nom et un logo, mais c’est aussi et surtout un héritage très dense, un passé parfois rocambolesque marqué par l’esprit d’excellence et de progrès de son fondateur. TAG Heuer est une « maison ancienne » et « tout débute en 1860 » a expliqué d’emblée Michel Mousselon, quand le fondateur de la marque, Edouard Heuer, âgé d’à peine 20 ans, guidé par sa passion, fonde un atelier d’horlogerie dans le Jura suisse, sous l’enseigne « Edouard Heuer Fabrique d’Horlogerie ». Le jeune horloger excelle en mettant au point en 1869 le premier remontoir autonome – son premier brevet –, puis en 1880, encore, quand il fabrique le premier chronographe (le mécanisme est breveté en 1882), positionnant ainsi sa marque comme la première au service des performances sportives. Au cadran de la montre, les brevets se multiplient. Premier boîtier étanche en 1895, premier pignon oscillant en 1887.... Heuer impose sa science du temps. Ses descendants suivront ses pas. Car une vraie course contre la montre est bientôt engagée entre les horlogers suisses pour mettre au point des mécanismes toujours plus précis.

Pas franchi en 1916 avec la mise au point de nouveaux compteurs mécaniques et du Mikrograph – un best-seller jusqu’en 1969. Les premiers chronographes automatiques avec micro-rotor marquent une évolution. Le chronométrage électronique se miniaturise. Un symbole : lors de la première mission spatiale américaine habitée autour de la terre, initiée le 20 février 1962, le cosmonaute John Glenn porte un compteur Heuer. TAG Heuer commercialise en 1969 la Heuer Carrera, l’Autavia et la Monaco, vue au poignet de Steve Mc Queen dans le film Le Mans (1970). Mythique. L’horloger, qui a toujours misé sur la vitesse, n’a jamais décroché des circuits de Formule 1. L’enseigne, chronométreur officiel de Ferrari de 1971 à 1975, et appréciée des coureurs comme Ayrton Senna, collabore depuis trente ans avec l’écurie McLaren. Et ses liens avec le monde du sport vont au-delà : Cristiano Ronaldo et Maria Sharapova sont aussi ses ambassadeurs. Tag Heuer est encore présent dans le ski-alpinisme, la voile avec la Coupe America, le surf et le marathon.

« Parmi ses égéries, TAG Heuer compte le DJ électro David Guetta ou le célèbre model Cara Delevingne »

Le nom TAG Heuer date en fait de 1985 – quand le groupe TAG a racheté la marque. Avant l’acquisition du groupe par LVMH, devenue sa maison-mère en 1999.Une histoire marquée par les évolutions techniques et technologiques : du pignon oscillant en 1887 au Mikrogirder présenté en 2012, TAG Heuer aura marqué sa différence, a assuré Michel Mousselon, « en étant toujours en avance sur son temps, en clair, à l’avant-garde du savoir-faire horloger. » L’enseigne aura été, aussi, la première « à s’adresser aux jeunes générations – et nous ne parlons pas uniquement d’âge mais aussi d’état d’esprit. » Parmi ses égéries, la marque compte le DJ électro David Guetta ou le célèbre model Cara Delevingne. C’est peu dire que TAG Heuer, fort de ses 155 ans d’histoire, aux boîtiers en acier toujours plus design et sophistiqués, a marqué de son empreinte l’histoire de l’horlogerie suisse. En clair : son temps. 

Pour davantage d’information:

www.tagheuer.com